Amérique du Nord

  • Avant-propos. Pistes pour la recherche de nouvelles formes de l'engagement littéraire: le cas des littératures francophones

    par Alessandro Costantini

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    Traiter en général de l’engagement en littérature, ou dans une seule littérature, voire même dans un corpus homogène circonscrit et essayer d’en dresser un bilan exhaustif: aste programme ! Trop amples les territoires littéraires à arpenter, trop nombreux les ouvrages et les auteurs à prendre en considération, trop complexes et variés les objets de analyse d’abord, de la synthèse en suite. Trop grande, voire énorme, la masse de données et de travaux déjà réalisés à prendre en compte. Il reste néanmoins possible de réunir les efforts à ce sujet de quelques chercheurs, se solidarisant à partir d’un trait commun contraignant et tout en gardant chacun ses spécificités d’origine, d’intérêts, de enchants. De là l’idée de donner un aperçu, circonscrit – certes! – mais fécond, de ce que la problématique, l’exigence de l’engagement ont pu donner dans un champ culturel et littéraire marqué par une homogénéité historique et sociale forte : le champ des littératures de langue française, dans des pays et des cultures souvent assez ou fort éloignées déjà entre elles. Le résultat est ce volume comprenant des essais consacrés à des textes venant du Québec, de l’Afrique francophone sub-saharienne, du Maghreb, du Machrek et des Caraïbes (Haïti).

    DOI : 10.17457/IF7_2016/COS2

  • Francophonie et autotraduction

    par Rainier Grutman
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    L’autotraduction est un phénomène beaucoup plus courant qu’on ne le croirait dans la francophonie. Il concerne des dizaines d’auteurs « francophones » au sens le plus large, c’est à dire allophones, exolingues. Sa logique est foncièrement centripète. Règle générale, le français est la langue-cible d’autotraductions faites à partir de langues (nettement) moins centrales, qui correspondent aux langues maternelles des écrivains impliqués. Cet article regroupe ces derniers en deux catégories, selon qu’ils ont publié en français après avoir déménagé en terre française (auquel cas on les appellera « migrateurs ») ou que le français fait partie de la configuration sociolinguistique de leur propre communauté (auquel cas on les dira « sédentaires »).

    Mots-clés : Autotraduction, francophonie, migrateurs, sédentaires, catégories.

    DOI: 10.17457/IF6_2015/GRU

  • L'Amérique française: le fabuleux destin d'une francophonie enfouie


    par M. Grogan Lynch

  • La langue à l’intérieur de mes langues

    par Gianna Patriarca
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    En réfléchissant sur son travail poétique, Patriarca souligne comment la langue anglaise, devenue sa langue maternelle, n’est pas la seule à nourrir ses émotions, ses pensées et ses idées mais il y a aussi les sons du ciociaro (sa première langue) et de l’italien. La langue de ses poèmes constitue donc la trilogie d’une langue. La traduction de certains poèmes d’une langue à l’autre, du ciociaro à l’anglais, par exemple, crée des effets particuliers qui changent la perception du lecteur et de l’auteure elle-même.
    Mots-clés : Patriarca, poésie, ciociaro, anglais, italien.

    DOI: 10.17457/IF6_2015/PAT

  • Les Cadjins de Louisiane: une survivance chantée


    par Alessia Vignoli

  • Les écrivains italo-québécois dans leur rapport à la langue et à la culture ou comment se positionner comme écrivain à part entière dans le contexte québécois


    par Jérôme Ceccon

  • L’auto-traduction selon Marc Prescott : entre la fidélité à soi et la cohérence de l’œuvre dans l’autre langue

    par Louise Ladouceur
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    Après avoir présenté l’auteur dramatique franco-manitobain Marc Prescott et sa production théâtrale bilingue, l’étude se focalise sur les pièces Encore (2003) et Fort Mac (2007). L’analyse s’enrichit de l’interview à Marc Prescott qui illustre la genèse de l’œuvre auto-traduite et sur le rapport qu’entretient l’auteur avec le texte bilingue qu’il compose.

    Mots-clés : Autotraduction, théâtre, bilingue, Prescott, entrevue.

    DOI: 10.17457/IF6_2015/LAD

  • L’autotraduction comme malheureuse nécessité : le cas de La Maculée/sTain de Madeleine Blais-Dahlem

    par Paola Puccini
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    Cette étude analyse l’édition de La Maculée/sTain publiée en 2012, qui contient la pièce de Madeleine Blais-Dahlem dans sa double version, l’original en français et l’autotraduction en anglais, avec des paratextes distincts. Le but est d’examiner d’abord les éléments qui indiquent un déplacement ou un mouvement de la version française à la version anglaise ; ensuite les éléments qui dessinent un mouvement contraire, de la version anglaise à la française ; enfin l’analyse approfondit l’aspect d’un nouvel espace créé par le croisement de ces deux mouvements opposés.
    Mots-clés : Autotraduction, Blais-Dahlem, Maculée, sTain, bilingue.

    DOI: 10.17457/IF6_2015/PUC2

  • Marius Barbeau et l’autotraduction : le cas du Rêve de Kamalmouk

    par Patricia Godbout
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    L’article analyse le cas d’ « autotraduction » de The Downfall of Temlaham (1928) de Marius Barbeau (1883-1969), récit « semi-historique », basé sur les témoignages oraux de la tribu amérindienne des Gitksan – peuple de la rivière Skeena, en Colombie-Britannique. Dans les années trente, à Paris, Marguerite Doré en entreprend la traduction française. Au début des années 1940, Barbeau propose sa « traduction » française de Kamalmouk à Eugène Achard et ensuite, en 1943, au père Cordeau, ce qui débouche sur la publication du Rêve de Kamalmouk, en 1948. L’écriture-la réécriture de l’histoire de Kamalmouk en français permet à Barbeau de mettre son expérience ethnologique acquise dans la lointaine Colombie-Britannique en contact avec sa langue et son identité premières. L’esthétique à la base de ce projet consiste à souligner la distance entre le pas et la trace qu’il laisse, entre la voix et le sillon gravé sur le phonographe, entre la publication « originale » et la traduction, entre les notes griffonnées dans les carnets d’un jeune ethnologue canadien-français sur les bords de la Skeena, au début des années vingt, et sa reprise par l’auteur d’âge mûr.

    Mots-clés : autotraduction, ethnographie, Marius Barbeau, The Downfall of Temlaham, Rêve de Kamalmouk

    DOI: 10.17457/IF6_2015/GOD

  • Réflexivité, interdisciplinarité et interculturalité en didactique des langues-cultures étrangères


    par Agnese Moretti

  • Se traduire au quotidien

    par Licia Canton
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    Cette contribution, à la fois personnelle et poétique, illustre ce que signifie vivre à Montréal pour une femme d’origine italienne qui parle un dialecte vénitien (el cavarzeran), l’italien, l’anglais et le français. Habiter Montréal veut dire négocier entre les cultures et les langues au quotidien, vivre dans un monde de traduction. Le poème de Canton Chi non viene/Ceux qui ne viennent pas est présenté dans ses deux versions.
    Mots-clés : Montréal, Canton, langues, dialecte, traduction.

    DOI: 10.17457/IF6_2015/CAN

  • Vassilis Alexakis et Nancy Huston au miroir de l’autotraduction

    par Valeria Sperti
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    Cet article compare la pratique autotraductive de Vassilis Alexakis avec celle de Nancy Huston. Bilingues tardifs, ils partagent le début littéraire en français et une autotraduction atypique, bidirectionnelle, contemporaine à la rédaction de l’original où l’exil, bien que choisi, joue un rôle motivationnel important. L’analyse se penche sur les asymétries psychologiques et linguistiques qui ont poussé ces deux écrivains à écrire et à s’autotraduire pour repérer la relation que leurs textes développent avec les réseaux littéraires des pays respectifs et pour mieux comprendre leur attente d’autotraducteurs. Une lecture des différences entre les titres français et les titres anglais des romans hustoniens fait ressortir un déséquilibre significatif. Quelques considérations sur les rapports entre autotraduction et réécriture dans la production de Vassilis Alexakismet en lumière un dynamisme scriptural qui est à la base de nombreuses rééditions revues par l’auteur.

    DOI: 10.17457/IF6_2015/SPE