Pluralité d'appartenances et hybridité linguistique dans l’œuvre littéraire d’Abla Farhoud

Veronica Cappellari | DOI: 10.17457/IF/2021.CAP | Texte intégral
Cette étude propose une analyse de l’œuvre littéraire d’Abla Farhoud, écrivaine francophone d’origine libanaise, immigrée au Québec en 1951. D’abord actrice et dramaturge, elle devient auteure de plusieurs pièces théâtrales et de romans, la plupart récompensés par la critique internationale. Trouver à tout prix un point d’ancrage dans un pays d’accueil, “se fondre dans la masse des Québécois” est une des constantes thématiques qu’Abla Farhoud travaille au fil de ses romans et de ses pièces, en modulant les circonstances, en alternant les lieux (le Liban et le Québec) et les langues, jouant souvent sur le passage français-arabe libanais, expression de son identité hybride. L’auteure, dans sa production littéraire, aborde la question de l’émigration et de l’identité plurielle. Ses personnages sont des gens qui viennent de loin, qui tentent de s’habituer à une nouvelle terre, à une nouvelle culture, qui ne se sentent chez eux ni là-bas ni ici. Ce sont des personnages qui sont perdus dans une quête de l’identité et qui, quelquefois, tombent dans la folie et dans la souffrance de la guerre, du deuil et de la solitude. Seule l’écriture leur offre la possibilité de vaincre l’aliénation et de survivre à une double identité.
Mots clés | émigration – altérité culturelle – identité – appartenance – errance